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Nos secrets
de fabrication

Matières premières

La moutarde relève de procédés de fabrication complexes et dûment codifiés depuis des siècles de gastronomie

La graine de sénevé
La Graine de Sénevé

La Graine de Sénevé

La plante

Les botanistes distinguent une quarantaine d’espèces de sénevé, dont une douzaine pousse naturellement en Europe.

Parmi celles-ci, la Brassica Juncea Czem et Cosson, variété particulièrement vigoureuse et d’excellente saveur, constitue l’ingrédient principal de la moutarde de Dijon.
Appelée Moutarde brune ou encore Moutarde de Chine, la Brassica Juncea Czem et Cosson est un hybride récent, puisqu’elle n’a été introduite définitivement en culture que vers le début du XXe siècle.

La culture aujourd’hui

La graine utilisée dans l’industrie condimentaire provient de l’importation à 95 %.

Le Canada fournit, à lui seul, 80 % des besoins, le reste étant couvert par : les États-Unis, la Hongrie, la Roumanie et le Danemark.
La Moutarderie Fallot, associée à d’autres producteurs et fabricants, participe depuis quelques années à la relance de la culture de la graine de moutarde en Bourgogne.

Composition Teneur de la graine Situation
Lipides 37 à 42 % Dans l’amande
Protéines 25 à 27 % Dans l’amande et les téguments
Glucides 22 % Dans l’amande
Fibres et cellulose 12 à 13 % Les téguments
Matières minérales (en % du poids des cendres) : phosphate 42 %, potassium 25 %, calcium 15 %, magnésium 10 %, sulfate 8 %, oligoéléments (manganèse, bore, nickel, zinc, cuivre, fer…) 4,1 à 4,5 %
Le verjus (vinaigre, eau et sel)
Le Verjus (vinaigre, eau et sel)

Le Verjus (vinaigre, eau et sel)

Durant le processus de fabrication de la moutarde, la graine subit une phase de trempage dans un liquide diluant composé de vinaigre, eau, sel et parfois vin blanc couramment appelé « verjus ».

À l’origine, le verjus est un jus de raisin vert qui, utilisé pour la première fois par J. Naigeon dans la fabrication de la moutarde en remplacement du fort vinaigre utilisé jusqu’alors, bouleversa l’industrie de la moutarde et fut à l’origine de la renommée de Dijon en la matière.
Aujourd’hui, compte tenu des progrès techniques et scientifiques dans la connaissance et la maîtrise de la fermentation acétique, le liquide diluant principalement utilisé dans l’industrie condimentaire est le vinaigre de vin ou le vinaigre d’alcool.

Les aromates et épices
Les aromates et épices

Les aromates et épices

Les aromates et les épices qui entrent dans la composition de la moutarde sont variés, et font l’objet d’un dosage particulier propre aux recettes de chacun.

Nous portons la plus grande attention à rechercher des aromates ou épices de grande qualité (moutarde au piment d’Espelette), parfois originaux (moutarde au miel et vinaigre balsamique) tout en évitant l’extravagance.
Mais nous recherchons, avant tout, à utiliser des saveurs de notre terroir bourguignon (moutarde aux graines de bourgogne et au vin blanc AOC de Bourgogne). Nous avons été les premiers à lancer la moutarde au Cassis de Dijon et la moutarde au Pain d’Épices de Dijon.

Procédé de fabrication

Le procédé de fabrication de la moutarde se décompose en plusieurs opérations

Le nettoyage des graines de moutarde 1
Le nettoyage

Les graines sont nettoyées, puis dirigées vers un tarare qui procède par vibrations et tamisage à l’élimination des graminées, parasites ou corps étrangers.

dosage 2
Le dosage

Les graines sont pesées et transférées vers les cuves de trempage.

Le trempage des graines de moutarde 3
Le trempage

Les graines ainsi propres et pesées sont alors acheminées par vis sans fin dans des bacs de trempage (vinaigre, eau, sel). Cette opération a pour objet de faciliter la séparation de l’écorce et de l’amande. Une fois cette opération effectuée, le mélange sera envoyé par pompage sur de grosses meules en pierre naturelle.

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Le broyage

L’une des particularités remarquables de la Maison Fallot est de réaliser ce broyage par l’emploi de meules de pierre. Cette méthode traditionnelle de fabrication, à la différence des procédés industriels en usage dans d’autres entreprises, permet d’éviter l’échauffement de la pâte de moutarde afin de conserver toutes les qualités gustatives du produit fini.

Le tamisage de la pâte de moutarde 5
Le tamisage

C’est l’extraction de l’écorce (séparation de l’amande et des téguments). La pâte issue du broyage est pulsée vers des tamiseuses (grands cylindres inox micro-perforés comportant des rouleaux compresseurs). Cette opération est supprimée dans le cas de la fabrication de la moutarde à l’ancienne.

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Le stockage

La pâte, débarrassée de téguments est envoyée dans des foudres où elle séjourne plusieurs heures. Elle perd alors son amertume et, par réaction chimique naturelle, l’essence de moutarde se libère. Après avoir été désaérée, la moutarde est prête au conditionnement.